En 1963, Aston Martin présente une berlinette qui va changer le destin de la marque pour toujours. La DB5 n’est pas seulement une voiture d’exception — c’est une icône culturelle mondiale.
En 1963, Aston Martin présente une berlinette qui va changer le destin de la marque pour toujours. La DB5 n’est pas seulement une voiture d’exception — c’est une icône culturelle mondiale, rendue immortelle par James Bond et par six décennies de passion automobile ininterrompue.
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Les origines de la DB5
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La DB5 est l’aboutissement logique d’une évolution commencée en 1958 avec la DB4. Présentée au Salon de Francfort en septembre 1963, elle reprend la carrosserie aluminium signée Carrozzeria Touring Superleggera de Milan, mais avec des modifications substantielles : un pare-brise plus incliné, une calandre élargie et des optiques avant rectangulaires qui lui confèrent un regard plus affirmé.
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Sous le capot, le moteur passe de 3,7 à 4 litres. Ce six cylindres en ligne à double arbre à cames en tête, développé en collaboration avec Tadek Marek, délivre 282 chevaux dans sa version standard — et jusqu’à 325 ch en version Vantage. La boîte de vitesses ZF à 5 rapports, une première pour Aston Martin, complète un ensemble mécanique d’une rare sophistication pour l’époque.
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James Bond et la DB5 : une rencontre qui change tout
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En 1964, le producteur Albert Broccoli cherche une voiture pour le troisième film de la saga 007. Ian Fleming avait initialement écrit une Bentley dans ses romans, mais l’équipe de production choisit la DB5, tout juste sortie des ateliers de Newport Pagnell. Le résultat dépasse toutes les espérances.
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Dans Goldfinger, Sean Connery incarne James Bond au volant d’une DB5 argentée équipée de gadgets devenus mythiques : siège éjecteur, mitrailleuses rétractables, plaque d’immatriculation pivotante, huile et clous projetés à l’arrière. Ces équipements transforment une berlinette britannique en voiture de rêve universelle.
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L’impact commercial est immédiat et fulgurant. Les carnets de commandes d’Aston Martin s’envolent. La marque, qui luttait pour sa survie financière, se retrouve propulsée au rang des icônes mondiales du luxe automobile.
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Fiche technique détaillée
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La DB5 repose sur un châssis tubulaire en acier, habillé d’une carrosserie en aluminium construite selon la technique Superleggera — une armature de tubes fins sur laquelle les panneaux de carrosserie sont formés à la main. Cette méthode artisanale, héritée de la tradition italienne, confère à chaque DB5 un caractère unique.
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Les freins à disque aux quatre roues, les suspensions indépendantes à double triangulation à l’avant et le pont De Dion à l’arrière garantissent un comportement routier précis et sûr. La direction à crémaillère assiste le conducteur sans dénaturer le ressenti de la route.
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La cote et le marché actuel
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Aujourd’hui, une Aston Martin DB5 en bon état se négocie entre 800 000 et 1 500 000 euros selon sa provenance, son état et son historique. Les exemplaires ayant participé aux films Bond atteignent des sommets : la DB5 originale de Goldfinger a été estimée à plus de 30 millions de dollars lors de sa dernière expertise.
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Depuis 2020, Aston Martin a produit 25 répliques officielles de la DB5 Goldfinger — vendues 3,3 millions de livres sterling chacune. Toutes ont trouvé preneur avant même leur livraison.
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L’héritage de la DB5
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La DB5 a posé les fondations de tout ce qu’Aston Martin est devenu. Son équilibre entre puissance et élégance, entre performance et raffinement, reste la boussole de chaque nouveau modèle. Plus de soixante ans après sa présentation, la DB5 continue de faire battre le cœur des passionnés du monde entier.
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