Valkyrie #007, week-end de Spa 2026 décrypté : choix techniques, 4e place à 5 s de la BMW, duo Tincknell-Gamble, et cap sur Le Mans après Imola.
Valkyrie #007 a signé à Spa 2026 un jalon net dans la montée en puissance d’Aston Martin en Hypercar. Ce week-end, sans précipitation au sens propre comme au figuré, raconte comment le prototype AMR-LMH n°007 a converti ses choix techniques en rythme de course, et comment l’équipe a ajusté son approche entre Imola et les Ardennes. Nous revenons sur la machine, le contexte WEC, le duo britannique qui la mène, un résultat serré, et ce que tout cela annonce pour Le Mans.
La Valkyrie AMR-LMH n°007 : une hypercar de route qui prend la piste
La Valkyrie #007 est propulsée par un V12 Cosworth 6,5 litres atmosphérique, bridé à 500 kW (680 ch) dans le cadre du règlement Hypercar, selon astonmartin.com. Ce choix moteur assume la personnalité d’une voiture issue de la route et traduite pour l’endurance, avec une linéarité et une sonorité singulières. Le couplage à une boîte séquentielle Xtrac à 7 rapports, documentée par Wikipedia (Aston Martin Valkyrie AMR-LMH), signe une transmission pensée pour l’endurance moderne, précise dans les enchaînements à haut débit.
Au-delà de la fiche technique, la Valkyrie #007 porte une symbolique claire. Les numéros 007 et 009 rendent hommage aux DBR9 victorieuses aux 24 Heures du Mans 2007 et 2008, rappelle Wikipedia. La filiation “route-vers-piste” est assumée jusqu’au bout puisque, d’après astonmartin.com, la Valkyrie est la seule hypercar homologuée à concourir simultanément en WEC et en IMSA WeatherTech. Un parti pris ambitieux, qui impose des compromis intelligents entre deux environnements et deux rythmes.
Le projet AMR-LMH a été relancé en octobre 2023 après une pause décidée en 2020, liée à l’arrivée d’Aston Martin en Formule 1 et à l’évolution du règlement LMDh, selon Wikipedia. Cette relance tardive explique une courbe d’apprentissage condensée, où chaque manche compte double : pour la performance immédiate et pour la capitalisation technique.
Spa-Francorchamps en 2026 : le contexte de la 2e manche WEC
Deuxième rendez-vous du calendrier, le TotalEnergies 6 Heures de Spa-Francorchamps présente un défi de fond. Le tracé belge mesure 4,352 miles, soit environ 7,004 km, rappelle astonmartin.com. Sa topographie rapide et vallonnée impose un châssis sain, une efficacité aérodynamique en zones compressées, et une motricité propre en charge. Pour la Valkyrie #007, c’est un probablement un révélateur précieux du package global.
Dans ce cadre, la discipline de course l’emporte souvent sur l’esbroufe. Les longues sections à pleine charge et les freinages en appui mettent en exergue l’exploitation du V12 à 500 kW et la cohérence du set-up. La #007 a pu y aligner son tempo, sans surexposer ses faiblesses, dans un peloton Hypercar homogène et resserré.
Le contexte sportif, au-delà du seul classement, valait banc d’essai avant Le Mans. La Valkyrie #007 devait y valider les acquis d’Imola et affiner ses procédures d’exploitation. Entre rythme, gestion des relais et exécution au stand, Spa a livré une photographie claire de la maturité actuelle du programme.

Tincknell et Gamble : un duo britannique qui marque des points dès Imola
Le duo Harry Tincknell – Tom Gamble a inscrit les premiers points mondiaux d’Aston Martin pour cette nouvelle ère à Imola le 19 avril 2026, avec la 9e place de la Valkyrie #007, d’après astonmartin.com. Un résultat modeste en apparence, mais fondateur : la première ligne de la trajectoire d’un équipage qui se rôde, synchronise ses styles et apprend une voiture encore jeune en WEC.
Entre Imola et Spa, l’enjeu était de transformer l’expérience en constance. Tincknell, solide référence de l’endurance britannique, et Gamble, plus jeune mais déjà affûté, ont montré que la Valkyrie #007 pouvait tenir son effort dans un trafic dense et dans les phases clés de course. La progression entre les deux manches donne un signal utile : la base est saine.
Cette complémentarité s’inscrit dans l’ADN d’Aston Martin, forgé en compétition. Le WEC lui offre un théâtre idéal pour éprouver la méthode et la relation pilote-ingénieurs. À Spa, l’équipage a consolidé ses automatismes, condition nécessaire pour aborder la classique mancelle avec ambition lucide.
Le résultat : 4e place à 5 secondes de la BMW victorieuse
Au terme des 6 Heures, la Valkyrie #007 a terminé 4e, à seulement 5 secondes de la BMW n°20 victorieuse, selon fiawec.com. Dans une catégorie où l’écart se mesure souvent en dizaines de secondes, l’écart réduit valorise la régularité du rythme et la bonne tenue des relais. La performance brute, sans grand coup d’éclat, a payé.
Qu’est-ce que cela dit de la voiture ? D’abord que le package V12 500 kW/boîte Xtrac 7 rapports fonctionne sur un circuit à grande vitesse moyenne. Ensuite que l’équipe sait poser un plan de course et s’y tenir. Enfin que la Valkyrie #007 convertit déjà une partie de son potentiel “route-vers-piste” en résultat tangible, dans un plateau relevé.
À ce niveau d’écart, les micro-détails comptent : placement en trafic, température de pneus au tour d’attaque, exécution au stand. Sans refaire la course, la photographie finale – 4e à 5 secondes – résume une journée d’optimisation patiente, sans précipitation inutile. Le genre de copie qui construit une saison.
La route vers Le Mans : ce que Spa a révélé sur la Valkyrie
Spa a servi de miroir avant Le Mans. La Valkyrie #007 a affiché une constance compatible avec l’objectif mancelle : tenir un rythme soutenu sans dégrader ses fondamentaux. L’expérience cumulée en WEC et en IMSA, singulière pour une hypercar homologuée selon astonmartin.com, devrait aider à élargir la fenêtre d’exploitation dans des conditions variées.
La lecture technique est limpide : le V12 Cosworth plafonné à 500 kW offre une réponse prévisible et exploitable sur de longues séquences, tandis que la Xtrac à 7 rapports favorise la stabilité dans les enchaînements. Spa confirme que la base mécanique de la Valkyrie #007 est cohérente, à charge pour l’équipe de peaufiner l’aéro et les corrélations piste-simulateur au fil des manches.
En termes de trajectoire sportive, la progression depuis Imola – 9e puis 4e – crédibilise l’ambition de bien figurer au Mans. D’autant que, plus tard dans la saison, l’équipage Tincknell-Gamble épaulé par Alex Gunn a signé la 8e place aux 24 Heures du Mans 2026, meilleur résultat au Mans pour une hypercar dérivée d’une voiture de route homologuée, selon astonmartin.com. Spa, vu rétrospectivement, aura été un révélateur et un tremplin.
Conclusion : la Valkyrie #007, un cap tenu avec méthode
À Spa, la Valkyrie #007 a avancé sans bruit excessif, mais avec constance. Le duo Tincknell-Gamble a validé les acquis d’Imola, et la machine – V12 Cosworth à 500 kW et boîte Xtrac 7 rapports – a confirmé sa pertinence sur un tracé de référence. Surtout, cette 4e place à 5 secondes du vainqueur, attestée par fiawec.com, inscrit un jalon qui compte dans la montée en puissance d’Aston Martin.
La suite est écrite en filigrane : capitaliser sur l’unique double programme WEC-IMSA, affûter les détails, et garder le cap. Si la Valkyrie #007 continue sur cette trajectoire, la saison 2026 pourrait bien aligner performance et constance, sans précipitation, mais avec cette détermination toute britannique qui finit toujours par porter ses fruits.
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