Chronologie

L'histoire d'Aston Martin

De 1913 à aujourd'hui, décennie par décennie.

1910
1913 · Société

La naissance de Bamford & Martin

La naissance d'Aston Martin remonte à 1913, lorsque Lionel Martin et Robert Bamford fondent à Londres la société Bamford & Martin Ltd. Installés dans le quartier de Kensington, les deux associés, passionnés de mécanique et de compétition, commencent par vendre et entretenir des automobiles avant de nourrir l'ambition de construire les leurs.

La naissance d'Aston Martin : deux hommes, un atelier

Lionel Martin se distingue dans les courses de côte, notamment à Aston Hill, près d'Aston Clinton. C'est de ce lieu, associé à son patronyme, que naîtra le nom d'Aston Martin. Robert Bamford partage cette même passion mécanique, et leur petit atelier devient vite un point de rencontre pour amateurs de sport automobile. Le premier véhicule complet, plus tard surnommé la Coal Scuttle, voit le jour vers 1915.

De cet atelier londonien modeste sortira l'une des plus prestigieuses marques de grand tourisme britanniques. Les débuts restent difficiles, et la Première Guerre mondiale interrompt rapidement l'activité naissante. La naissance d'Aston Martin en 1913 demeure néanmoins l'acte fondateur de toute la légende qui suivra.

1914 · Société

« Aston » + « Martin » : un nom est né

L'origine du nom Aston Martin tient à une colline anglaise et à un homme. Au début des années 1910, Lionel Martin participe aux courses de côte d'Aston Hill, près d'Aston Clinton, dans le Buckinghamshire. Séduit par ce tracé où il brille au volant, il décide d'en associer le nom au sien.

L'origine du nom Aston Martin : une colline et un pilote

De cette association naît une marque : Aston Martin. La première voiture à porter ce nom est assemblée dans la foulée ; les sources situent ce premier exemplaire entre 1914 et 1915. Le choix n'a rien d'anecdotique : il lie d'emblée la jeune marque à la compétition et à la performance, deux valeurs qui ne la quitteront plus.

Plus d'un siècle plus tard, l'origine du nom Aston Martin reste l'une des plus élégantes de l'histoire automobile britannique : ni un patronyme seul, ni un lieu seul, mais la rencontre des deux, gravée sur le blason ailé.

1915 · Société

Coal Scuttle, la première Aston Martin

La première Aston Martin de l'histoire naît vers 1915 des mains de Lionel Martin. Pour lui donner vie, il associe un moteur Coventry-Simplex de petite cylindrée à un châssis léger, souvent décrit comme d'origine Isotta-Fraschini. Le résultat, compact et trapu, sera bientôt surnommé Coal Scuttle, le seau à charbon.

La première Aston Martin et son surnom Coal Scuttle

Ce sobriquet affectueux dit tout de sa silhouette utilitaire, loin des lignes sculptées des futures grandes routières de la marque. Mais l'essentiel est ailleurs : la voiture roule, elle est rapide pour sa catégorie, et elle prouve que l'atelier de Kensington sait construire, pas seulement préparer.

L'élan est pourtant brisé presque aussitôt : la Première Guerre mondiale interrompt l'activité naissante. La première Aston Martin n'en demeure pas moins l'acte de naissance technique de la marque, le point de départ d'une lignée jamais interrompue depuis.

Aujourd'hui recherchée des collectionneurs et des historiens, cette toute première Aston Martin incarne l'esprit pionnier de la marque : celui d'un atelier qui osa passer de la simple préparation à la construction de ses propres voitures.

1920
1920 · Société

Le départ de Robert Bamford

Le départ de Robert Bamford marque un tournant discret mais décisif dans l'histoire d'Aston Martin. Au début des années 1920, le cofondateur se retire de l'entreprise qu'il avait lancée avec Lionel Martin. Ce dernier reste seul aux commandes et poursuit le développement des voitures.

Le départ de Robert Bamford et l'appui de Zborowski

Privé de son associé, Lionel Martin trouve un soutien précieux auprès du comte Louis Zborowski, mécène fortuné et pilote passionné, célèbre pour ses monstrueuses Chitty Bang Bang. Son engagement financier et sportif permet à la jeune marque de continuer à courir et à progresser techniquement, à une époque où les moyens manquent cruellement.

Le départ de Robert Bamford referme ainsi le tout premier chapitre d'Aston Martin, celui des deux fondateurs, et en ouvre un autre : celui d'une marque qui devra, dès ses débuts, apprendre à survivre en s'appuyant sur des passionnés plutôt que sur de grands industriels.

Le monogramme « A.M. »
1921 · Logo

Le monogramme « A.M. »

Le monogramme A.M. est la toute première identité visuelle d'Aston Martin. Vers 1921, la jeune marque adopte un emblème circulaire entrelaçant les initiales A et M, à une époque où elle cherche encore son style et sa place dans l'automobile britannique.

Le monogramme A.M. : une première signature

Ce choix est sobre et pragmatique : un logo simple, lisible, facile à apposer sur les voitures et les documents. Il n'a pas encore la prestance des ailes qui feront plus tard la renommée de la marque, mais il pose un principe durable : Aston Martin se reconnaît d'abord à ses initiales.

Le monogramme A.M. appartient à une période de tâtonnements, où la marque survit grâce à la passion de ses fondateurs. Cette première identité, modeste, sera bientôt supplantée par le motif ailé, mais elle marque le point de départ d'une longue évolution graphique qui se poursuit encore aujourd'hui.

Discret et presque oublié aujourd'hui, ce premier emblème n'en demeure pas moins la racine de toute l'iconographie ultérieure de la marque, des premières ailes jusqu'au blason contemporain.

1922 · Compétition

Records à Brooklands & premiers Grands Prix

Les records à Brooklands marquent les véritables débuts sportifs d'Aston Martin. Au début des années 1920, et notamment en 1922, la jeune marque engage ses voitures sur le mythique anneau de vitesse de Brooklands, en Angleterre, où elle établit des records de classe. La compétition devient d'emblée un terrain d'expression et de preuve.

Records à Brooklands et premiers Grands Prix

Dans le même temps, Aston Martin s'aventure sur la scène internationale en engageant ses sportives dans les premiers Grands Prix. Pour une marque aux moyens modestes, ces apparitions valent autant pour le prestige que pour la mise au point technique : courir, c'est se faire connaître et progresser à la fois.

Les records à Brooklands posent ainsi, très tôt, une part essentielle de l'identité d'Aston Martin : celle d'un constructeur tourné vers la performance et la course, bien avant les grandes victoires au Mans. Cet ADN sportif ne quittera plus jamais la marque.

1925 · Société

Faillite, puis renaissance avec Bertelli

La renaissance d'Aston Martin passe d'abord par une faillite. Les difficultés financières s'accumulent et conduisent à la liquidation de la société en 1925. L'aventure aurait pu s'arrêter là, comme pour tant de petits constructeurs de l'époque.

La renaissance d'Aston Martin à Feltham avec Bertelli

Mais dès 1926, un groupe mené par William Renwick et l'ingénieur-pilote italien Augusto Bertelli relance la marque, désormais installée à Feltham. Bertelli, surnommé Bert, apporte un véritable savoir-faire : il conçoit moteurs et châssis modernes et engage la marque en compétition pour bâtir sa réputation.

Cette renaissance d'Aston Martin fixe une méthode qui se répétera tout au long du siècle : à chaque crise, des passionnés se relèvent et redonnent vie à la marque. Les sportives signées Bertelli poseront les bases de l'identité Aston Martin d'avant-guerre.

En quelques années, Bertelli transforme l'image de la marque et lui offre une crédibilité technique nouvelle. Cette refondation des années 1920 reste, avec le rachat par David Brown, l'un des deux grands sauvetages qui ont permis à Aston Martin de traverser le siècle.

Les premières ailes
1927 · Logo

Les premières ailes

Les premières ailes d'Aston Martin apparaissent sous l'ère Bertelli, vers 1927. La marque abandonne progressivement son monogramme pour un motif d'ailes déployées, symbole de vitesse et d'élévation, qui deviendra sa signature la plus durable.

Les premières ailes : naissance d'un symbole

Le choix n'est pas anodin. À cette époque, plusieurs constructeurs d'automobiles et d'aéronautique adoptent des emblèmes ailés, associés au progrès et à la performance. Pour Aston Martin, alors tournée vers la compétition sous l'impulsion d'Augusto Bertelli, ces ailes traduisent parfaitement l'esprit sportif de la marque.

Les premières ailes posent les bases d'un logo qui traversera tout le XXe siècle, affiné de décennie en décennie sans jamais perdre son essence. Près d'un siècle plus tard, le blason ailé reste l'un des emblèmes les plus reconnaissables de l'automobile de prestige.

Le motif s'impose rapidement comme un repère immédiat pour le public et les concurrents. Des décennies plus tard, c'est encore par ces ailes que le grand public reconnaît instantanément une Aston Martin, preuve de la justesse de ce choix originel.

1928 · Compétition

Premiers pas aux 24 Heures du Mans

Aston Martin au Mans, c'est une histoire qui commence à la fin des années 1920. Dès 1928, la marque britannique engage ses sportives aux 24 Heures du Mans, la plus exigeante des épreuves d'endurance. Pour un constructeur encore jeune et aux moyens limités, s'aligner sur le circuit de la Sarthe est déjà un acte d'audace.

Aston Martin au Mans : le début d'une longue histoire

Ces premières participations ne visent pas la victoire immédiate, mais la mise à l'épreuve : rouler vite et longtemps, prouver la fiabilité, apprendre. Le Mans devient très tôt un terrain d'expérimentation et un argument de prestige, fidèle à l'esprit sportif insufflé dès l'origine par les fondateurs.

Ces débuts scellent un lien durable : Aston Martin au Mans deviendra l'un des fils rouges de l'histoire de la marque, des modestes engagements d'avant-guerre jusqu'au triomphe absolu de 1959. La Sarthe restera, décennie après décennie, le théâtre privilégié de ses ambitions.

1930
Les ailes affinées
1932 · Logo

Les ailes affinées

Les ailes affinées marquent une étape clé dans l'évolution du blason d'Aston Martin. Vers 1932, l'emblème ailé est redessiné avec plus de finesse, et le nom de la marque vient s'inscrire dans un cartouche central, au cœur des ailes.

Les ailes affinées : l'emblème prend sa forme

Ce dessin fixe une structure qui perdurera : deux ailes symétriques encadrant le nom Aston Martin. La lisibilité prime, car l'emblème doit fonctionner aussi bien sur une calandre que sur un document officiel ou une affiche. La marque affirme ainsi une identité visuelle cohérente et reconnaissable.

Les ailes affinées illustrent une démarche qui se répétera : faire évoluer le blason par petites touches, en respectant son esprit, plutôt que de tout réinventer. C'est cette continuité graphique qui donne au logo Aston Martin sa force et son intemporalité.

Cette mise au net du dessin témoigne d'une marque qui, malgré ses moyens limités, soigne déjà son image avec une rigueur d'orfèvre. Le blason devient un repère de prestige autant qu'un signe d'appartenance.

1932 · Société

L’ère Sutherland

L'ère Sutherland ouvre, au début des années 1930, l'une des périodes les plus stables de l'Aston Martin d'avant-guerre. La marque passe alors sous le contrôle de Sir Arthur Sutherland, riche armateur, tandis que son fils Gordon en prend la direction opérationnelle.

L'ère Sutherland : sport et stabilité

Sous leur houlette, Aston Martin affine sa gamme de sportives à moteur 1½-litre et bâtit sa réputation en compétition. Les modèles de cette période, dont les célèbres Ulster, brillent en course et incarnent l'esprit de la marque : des voitures légères, agiles, taillées pour la route comme pour le circuit. Les engagements au Mans deviennent un rendez-vous régulier.

L'ère Sutherland n'apporte pas la richesse, mais elle offre à la marque une rare continuité et une identité sportive claire. C'est sur ces bases qu'Aston Martin abordera, après la guerre, le tournant décisif de son rachat par David Brown.

Cette stabilité relative, rare dans l'histoire mouvementée de la marque, permet à Aston Martin de consolider son identité de constructeur sportif avant le grand bouleversement de l'après-guerre.

Argent & noir
1939 · Logo

Argent & noir

L'argent et noir devient, à la fin des années 1930, la palette emblématique du blason d'Aston Martin. Les ailes et le cartouche adoptent ce contraste sobre et élégant, qui confère à l'emblème une allure à la fois sportive et raffinée.

Argent et noir : l'élégance d'un contraste

Le choix de l'argent et noir n'est pas qu'esthétique. Ces deux teintes sont parmi les plus lisibles et les plus intemporelles : elles fonctionnent sur toutes les carrosseries, ne se démodent pas et évoquent immédiatement le luxe discret propre à la marque britannique.

Cette palette argent et noir traversera les décennies, devenant une constante de l'identité visuelle d'Aston Martin. Même au fil des redesigns successifs du blason, ce duo de couleurs restera une référence, signe d'une marque attachée à la sobriété et à l'élégance plutôt qu'à l'ostentation.

Ce parti pris chromatique, à rebours des emblèmes plus chargés de l'époque, dit déjà beaucoup de la personnalité d'Aston Martin : une marque qui préfère la retenue à l'effet, et la durée à la mode.

1940
La signature « David Brown »
1947 · Logo

La signature « David Brown »

La signature David Brown s'inscrit sur le blason d'Aston Martin à partir de 1947. Lorsque l'industriel rachète la marque, son nom vient s'ajouter en toutes lettres au centre de l'emblème ailé, marquant le début d'une ère faste : celle des mythiques voitures DB.

La signature David Brown : un nom sur les ailes

Apposer son nom sur l'emblème n'est pas qu'une question d'ego : c'est affirmer une vision et une responsabilité. David Brown engage son patronyme dans la réussite de la marque, qu'il veut hisser au sommet du grand tourisme et de la compétition. L'emblème devient ainsi le sceau d'une époque.

La signature David Brown accompagnera les plus grandes Aston Martin, de la DB2 à la DB6, et restera associée à l'âge d'or de la marque. Lorsqu'elle disparaîtra du blason, des décennies plus tard, ce sera le signe d'un nouveau chapitre dans l'histoire de l'entreprise.

Pour les passionnés, repérer cette mention au centre des ailes revient aujourd'hui à dater une voiture au premier coup d'oeil et à la rattacher à la plus glorieuse période de la marque.

1947 · Société

David Brown : l’âge d’or commence

L'ère David Brown s'ouvre en 1947, lorsque l'industriel britannique David Brown rachète Aston Martin, alors en quête d'un repreneur. Passionné de mécanique, à la tête d'un groupe d'engrenages et de tracteurs, il voit dans la marque un écrin pour l'excellence technique.

L'ère David Brown : Lagonda, Newport Pagnell et les DB

Très vite, il acquiert également Lagonda, surtout pour son six-cylindres conçu par W.O. Bentley, qui équipera les futures Aston Martin. La production s'installe à Newport Pagnell, qui restera le berceau de la marque pendant des décennies. Surtout, David Brown laisse ses initiales aux voitures : la lignée mythique des DB est née.

L'ère David Brown deviendra l'âge d'or d'Aston Martin : DB2, DB4, DB5, victoires au Mans, entrée dans la légende grâce à James Bond. Tout commence avec ce rachat de 1947, l'un des plus déterminants de l'histoire de la marque.

Rarement un simple changement de propriétaire aura eu autant d'effet : sous David Brown, Aston Martin passe du statut de petit artisan à celui de marque de grand tourisme reconnue dans le monde entier.

1948 · Compétition

Victoire aux 24 Heures de Spa

La victoire aux 24 Heures de Spa est l'un des premiers grands succès d'Aston Martin de l'après-guerre. En 1948, sur le redoutable tracé belge de Spa-Francorchamps, le pilote St John Horsfall mène la marque au sommet de cette épreuve d'endurance exigeante. Le résultat fait grand bruit.

La victoire aux 24 Heures de Spa : le renouveau David Brown

Ce succès tombe à un moment charnière. Aston Martin vient d'être reprise par l'industriel David Brown, qui veut redonner à la marque son lustre sportif. Gagner à Spa, dès 1948, valide sa vision : la compétition comme vitrine et comme laboratoire. La victoire relance la dynamique et nourrit la réputation naissante des futures DB.

La victoire aux 24 Heures de Spa annonce ainsi la grande décennie qui s'ouvre : celle où Aston Martin, portée par David Brown, va viser les sommets de l'endurance et, onze ans plus tard, conquérir Le Mans.

Ce premier grand succès d'après-guerre redonne confiance aux équipes comme au public, et place d'emblée l'ère David Brown sous le signe de la victoire en endurance.

1950
1950's
DB2 — vue de dessus
DB2
1950 –53
Puissance
107 ch
0–100 km/h
12.4 s
Vitesse max
195 km/h
Exemplaires
411
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DB Mark III — vue de dessus
DB Mark III
1957 –59
Puissance
162 ch
0–100 km/h
9.3 s
Vitesse max
220 km/h
Exemplaires
551
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DB4 — vue de dessus
DB4
1958 –63
Puissance
240 ch
0–100 km/h
9.3 s
Vitesse max
225 km/h
Exemplaires
1204
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1959 · Compétition

Le Mans & le titre mondial

Le Mans 1959 reste le sommet absolu de l'histoire sportive d'Aston Martin. Le 21 juin 1959, la DBR1 pilotée par Roy Salvadori et l'Américain Carroll Shelby remporte les 24 Heures du Mans, signant un doublé retentissant en tête de la course. C'est l'aboutissement de la vision de David Brown.

Le Mans 1959 : victoire absolue et titre mondial

Le triomphe ne s'arrête pas là. La même année, Aston Martin décroche le Championnat du Monde des Voitures de Sport, consacrant la marque au plus haut niveau de l'endurance internationale. Pour une écurie aux moyens limités, dominer les géants de l'époque tient de l'exploit.

Plus de soixante ans plus tard, Le Mans 1959 demeure, à ce jour, la seule victoire absolue d'Aston Martin dans la Sarthe. Cet exploit a forgé une part majeure de la légende de la marque et nourrit, aujourd'hui encore, son ambition de renouer avec les sommets de l'endurance.

1960
1960's
DB4 GT Zagato — vue de dessus
DB4 GT Zagato
1960 –63
Puissance
314 ch
0–100 km/h
6 s
Vitesse max
250 km/h
Exemplaires
19
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DB5 — vue de dessus
DB5
1963 –65
Puissance
282 ch
0–100 km/h
8.1 s
Vitesse max
233 km/h
Exemplaires
1059
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DB6 — vue de dessus
DB6
1965 –69
Puissance
282 ch
0–100 km/h
8.5 s
Vitesse max
245 km/h
Exemplaires
1788
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1960's
AMV8 — vue de dessus
AMV8
1969 –89
Puissance
340 ch
0–100 km/h
5.9 s
Vitesse max
257 km/h
Exemplaires
1750
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1970
Le retour aux ailes nues
1972 · Logo

Le retour aux ailes nues

Le retour aux ailes nues intervient au tournant des années 1970. Après plus de vingt ans, le nom David Brown est retiré du centre de l'emblème d'Aston Martin, qui retrouve des ailes dépouillées. L'emblème prend même, un temps, une teinte dorée.

Le retour aux ailes nues : la fin d'une ère

Ce changement n'est pas qu'esthétique : il accompagne le départ de David Brown, qui cède la marque au début des années 1970. En effaçant son nom du blason, Aston Martin tourne la page de son âge d'or et entre dans une période plus incertaine, marquée par les difficultés financières.

Le retour aux ailes nues illustre bien comment le blason d'Aston Martin raconte, à sa manière, l'histoire de l'entreprise. Chaque évolution de l'emblème coïncide avec un tournant : un rachat, une nouvelle direction, un changement de cap. Les ailes restent, les détails changent.

Ce retour à un emblème épuré, presque par défaut, accompagne paradoxalement les années les plus difficiles : la marque se cherche, mais ses ailes, elles, demeurent.

1972 · Société

L’après David Brown

L'après-David Brown est une période d'incertitude. En 1972, accablé par les pertes, David Brown cède Aston Martin à Company Developments Ltd. La marque perd le protecteur de son âge d'or et entre dans l'une des décennies les plus instables de son histoire.

L'après David Brown : crises et survie

Les difficultés financières s'enchaînent, la production s'interrompt même un temps au milieu des années 1970, avant que de nouveaux investisseurs ne reprennent la marque pour la maintenir à flot. Aston Martin survit grâce à des passionnés et à quelques modèles emblématiques, mais les moyens restent comptés.

L'après-David Brown illustre une constante de la marque : sa fragilité économique chronique, compensée par une aura et un héritage sportif qui, à chaque crise, finissent par attirer de nouveaux sauveteurs. Il faudra attendre l'arrivée de Ford pour retrouver une vraie stabilité.

Cette traversée du désert, faite de rachats successifs et de redémarrages, forge paradoxalement le caractère de la marque : celui d'une survivante, capable de renaître encore et encore grâce à la fidélité de ses amateurs.

1970's
Lagonda (1976) — vue de dessus
Lagonda (1976)
1976 –90
Puissance
280 ch
0–100 km/h
8.8 s
Vitesse max
230 km/h
Exemplaires
645
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1980
Le blason modernisé
1984 · Logo

Le blason modernisé

Le blason modernisé d'Aston Martin apparaît vers 1984. L'emblème ailé est redessiné dans des lignes plus nettes et plus contemporaines, mieux adaptées aux exigences graphiques d'une marque qui doit exister sur des supports de plus en plus variés.

Le blason modernisé : netteté et lisibilité

L'objectif est de clarifier le dessin sans trahir l'héritage. Les ailes gagnent en rigueur, le cartouche reste central, et l'ensemble se veut plus immédiatement reconnaissable, de loin comme en petit format. C'est une modernisation prudente, fidèle à la philosophie d'Aston Martin : faire évoluer plutôt que rompre.

Le blason modernisé accompagne une période de transition pour la marque, encore fragile mais désireuse de soigner son image. Il prépare la voie aux décennies suivantes, où le logo ailé deviendra un véritable actif de prestige, reconnu bien au-delà du seul monde automobile.

Cette retouche, discrète mais réfléchie, illustre la manière dont une marque patrimoniale entretient son emblème : non par rupture, mais par ajustements successifs qui préservent la reconnaissance tout en suivant l'époque.

1987 · Société

L’ère Ford

L'ère Ford marque le retour d'Aston Martin dans la stabilité financière. En 1987, le géant américain prend 75 % du capital de la marque britannique, avant d'en acquérir le contrôle total en 1994. Pour la première fois depuis des décennies, Aston Martin dispose de moyens à la hauteur de son prestige.

L'ère Ford : des moyens et des modèles décisifs

Cet appui industriel change tout. Il permet le développement de modèles décisifs, à commencer par la DB7 de 1994, dont le succès commercial sauve littéralement la marque. Aston Martin profite aussi de la puissance d'ingénierie et des réseaux du groupe Ford, alors propriétaire de plusieurs marques de prestige.

L'ère Ford pose les fondations de l'Aston Martin moderne : volumes plus élevés, qualité industrielle et la perspective d'une nouvelle usine. C'est sous Ford que naîtra le projet Gaydon, qui ouvrira le chapitre contemporain de la marque.

Au terme de cette période, Aston Martin n'est plus seulement un nom prestigieux mais un constructeur structuré, prêt à aborder le XXIe siècle avec des bases industrielles enfin solides.

1980's
Virage — vue de dessus
Virage
1988 –95
Puissance
330 ch
0–100 km/h
6.8 s
Vitesse max
255 km/h
Exemplaires
411
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1990
1990's
DB7 — vue de dessus
DB7
1999 –03
Puissance
420 ch
0–100 km/h
5 s
Vitesse max
299 km/h
Exemplaires
7000
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2000
2000's
Vanquish Mk1 — vue de dessus
Vanquish Mk1
2001 –07
Puissance
460 ch
0–100 km/h
5 s
Vitesse max
306 km/h
Exemplaires
1500
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DB7 Zagato — vue de dessus
DB7 Zagato
2002 –03
Puissance
435 ch
0–100 km/h
4.9 s
Vitesse max
299 km/h
Exemplaires
99
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2003 · Société

Gaydon, le renouveau industriel

L'usine de Gaydon incarne le renouveau industriel d'Aston Martin. En 2003, la marque inaugure dans le Warwickshire son nouveau siège et son site de production : la toute première usine construite spécifiquement pour Aston Martin, après des décennies passées dans les ateliers historiques de Newport Pagnell.

L'usine de Gaydon, berceau de l'Aston Martin moderne

Gaydon change d'échelle. Le site, moderne et capable de volumes inédits, devient le berceau d'une nouvelle génération : la DB9, le V8 Vantage, puis l'essentiel de la gamme contemporaine y voient le jour. La qualité de fabrication progresse, à la hauteur des ambitions mondiales de la marque.

Plus de vingt ans plus tard, l'usine de Gaydon reste le cœur industriel d'Aston Martin. Son ouverture en 2003 a marqué le passage d'un artisanat confidentiel à un constructeur moderne, sans renier le savoir-faire qui fait la singularité de la marque.

Symbole de cette nouvelle ère, l'usine de Gaydon a permis à Aston Martin d'augmenter ses cadences sans renoncer à l'assemblage soigné qui distingue chacune de ses voitures.

Le vert profond
2003 · Logo

Le vert profond

Le vert profond s'impose sur le blason d'Aston Martin à l'arrivée à Gaydon, au début des années 2000. La marque adopte une teinte verte sombre et intemporelle, qui devient l'une de ses couleurs de signature, en écho au British Racing Green cher au sport automobile britannique.

Le vert profond : une couleur de signature

Ce choix chromatique n'est pas anodin. Le vert profond évoque à la fois l'élégance discrète, la tradition britannique et l'héritage de la compétition. Sur l'emblème comme sur certaines carrosseries, il confère à Aston Martin une identité immédiatement reconnaissable, sobre et racée.

Le vert profond accompagne le renouveau industriel de la marque à Gaydon, où naît une nouvelle génération de modèles. Couleur de prestige, il participe à l'image haut de gamme que la marque cultive depuis, et reste associé à son blason ailé contemporain.

Couleur de course autant que de salon, ce vert installe durablement Aston Martin dans une certaine idée du luxe britannique, où la sportivité se dit à voix basse plutôt qu'avec ostentation.

2004 · Compétition

Aston Martin Racing

Aston Martin Racing marque le retour officiel et structuré de la marque en compétition. En 2004, Aston Martin crée cette entité dédiée en partenariat avec Prodrive, l'écurie britannique de David Richards, pour organiser ses engagements en endurance. C'est une nouvelle ère sportive qui s'ouvre.

Aston Martin Racing et la DBR9

Le programme s'incarne d'abord dans la DBR9, une version course de la DB9 développée pour la catégorie GT1. Bête de piste taillée pour l'endurance, elle va porter haut les couleurs de la marque sur les grands circuits du monde, du Mans aux championnats GT. Son nom même rend hommage à la glorieuse DBR1 de 1959.

Aston Martin Racing professionnalise l'effort sportif de la marque et reconnecte Aston Martin à son héritage : celui d'un constructeur qui se prouve en course. Ce retour structuré ouvrira la voie aux succès en GT1 dans les saisons suivantes.

En confiant son programme à des professionnels aguerris, Aston Martin se donne enfin les moyens de rivaliser durablement avec les meilleures écuries de GT du moment.

2000's
DB9 — vue de dessus
DB9
2004 –16
Puissance
517 ch
0–100 km/h
4.6 s
Vitesse max
295 km/h
Exemplaires
16722
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V8 Vantage (2005) — vue de dessus
V8 Vantage (2005)
2005 –18
Puissance
426 ch
0–100 km/h
4.8 s
Vitesse max
280 km/h
Exemplaires
18000
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2007 · Compétition

Le Mans : la classe GT1

La classe GT1 au Mans offre à Aston Martin de nouveaux lauriers. Au volant de la DBR9, la marque s'impose dans cette catégorie reine du GT aux 24 Heures du Mans, en 2007 puis de nouveau en 2008. Deux succès consécutifs qui asseyent la crédibilité d'Aston Martin Racing.

La classe GT1 au Mans : deux victoires de rang

Ces triomphes ne sont pas des victoires absolues — réservées aux prototypes — mais ils valent énormément dans l'univers du GT, où s'affrontent les grandes marques de sportives. Pour Aston Martin, battre la concurrence sur le terrain de l'endurance et dans sa catégorie d'élection est une démonstration de savoir-faire.

La classe GT1 au Mans confirme le bien-fondé du retour sportif amorcé en 2004. Elle réinstalle durablement Aston Martin parmi les références de l'endurance moderne et prépare le terrain à de nouvelles ambitions, jusqu'au projet de retour dans la catégorie reine.

Ces résultats rappellent que, même sans viser la victoire absolue, Aston Martin sait s'imposer là où l'élégance de ses GT rencontre l'exigence de l'endurance.

2007 · Société

Le consortium Richards

Le consortium Richards rend à Aston Martin son indépendance. En mars 2007, après vingt ans sous l'aile de Ford, la marque britannique est cédée à un groupe d'investisseurs emmené par David Richards, fondateur de Prodrive et figure reconnue du sport automobile. À ses côtés figurent notamment des investisseurs koweïtiens, qui apportent les capitaux nécessaires.

Le consortium Richards : le retour à l'indépendance

Pour la première fois depuis des décennies, Aston Martin n'appartient plus à un grand groupe industriel mais à des actionnaires directement attachés à la marque. Cette indépendance retrouvée s'accompagne d'une volonté de capitaliser sur l'héritage et le prestige, tout en conservant l'élan industriel hérité de l'ère Ford, notamment l'usine de Gaydon et la gamme moderne.

Le consortium Richards ouvre ainsi une période charnière : celle d'une marque indépendante qui devra, dans les années suivantes, trouver de nouveaux partenaires techniques et financiers pour rester dans la course face à des concurrents bien plus puissants.

2000's
DBS — vue de dessus
DBS
2007 –12
Puissance
517 ch
0–100 km/h
4.3 s
Vitesse max
307 km/h
Exemplaires
3400
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One-77 — vue de dessus
One-77
2008 –12
Puissance
750 ch
0–100 km/h
3.7 s
Vitesse max
354 km/h
Exemplaires
77
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V12 Vantage — vue de dessus
V12 Vantage
2009 –18
Puissance
517 ch
0–100 km/h
4.2 s
Vitesse max
305 km/h
Exemplaires
2500
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2000's
Cygnet — vue de dessus
Cygnet
2009 –13
Puissance
98 ch
0–100 km/h
11 s
Vitesse max
175 km/h
Exemplaires
150
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2010
2010's
Rapide — vue de dessus
Rapide
2010 –20
Puissance
560 ch
0–100 km/h
4.9 s
Vitesse max
303 km/h
Exemplaires
3495
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Vanquish Mk2 — vue de dessus
Vanquish Mk2
2012 –18
Puissance
573 ch
0–100 km/h
4 s
Vitesse max
324 km/h
Exemplaires
3800
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2013 · Société

Le partenariat Mercedes

Le partenariat Mercedes a profondément transformé l'Aston Martin moderne. En 2013, la marque britannique noue un accord technique avec Daimler et sa division Mercedes-AMG. Le groupe allemand prend une participation minoritaire et s'engage à fournir des éléments clés : moteurs V8 d'origine AMG et systèmes électroniques de pointe.

Le partenariat Mercedes : moteurs et électronique

Pour Aston Martin, dont les moyens de recherche et développement restent limités face aux géants du secteur, cet accord est vital. Il permet d'accéder à des technologies modernes — électronique embarquée, motorisations performantes et conformes aux normes — sans avoir à les développer seul. C'est cette base qui façonnera la génération DB11, lancée en 2016, puis le Vantage et le DBX.

Le partenariat Mercedes illustre une stratégie devenue courante chez les petits constructeurs de prestige : préserver son identité et son style tout en s'appuyant sur l'ingénierie d'un grand groupe pour la partie invisible mais cruciale de la voiture.

2010's
DB10 — vue de dessus
DB10
2014 –15
Puissance
426 ch
0–100 km/h
4.5 s
Vitesse max
280 km/h
Exemplaires
10
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Lagonda Taraf — vue de dessus
Lagonda Taraf
2014 –19
Puissance
540 ch
0–100 km/h
4.4 s
Vitesse max
290 km/h
Exemplaires
200
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Vulcan — vue de dessus
Vulcan
2015 –16
Puissance
820 ch
0–100 km/h
3 s
Vitesse max
360 km/h
Exemplaires
24
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2010's
DB11 — vue de dessus
DB11
2016 –23
Puissance
630 ch
0–100 km/h
3.9 s
Vitesse max
334 km/h
Exemplaires
5000
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2018 · Société

L’entrée en bourse

L'entrée en bourse d'Aston Martin est l'un des événements financiers majeurs de son histoire récente. Le 3 octobre 2018, la marque fait son introduction au London Stock Exchange sous le nom Aston Martin Lagonda Global Holdings plc. Pour un constructeur longtemps confidentiel et fragile, c'est une consécration symbolique autant qu'un pari risqué.

L'entrée en bourse d'Aston Martin : ambition et fragilité

L'opération vise à donner à la marque les moyens de ses ambitions mondiales et à valoriser son redressement industriel. Mais la cotation expose aussi Aston Martin à la pression des marchés, à un moment où la rentabilité reste fragile et la concurrence féroce sur le segment du luxe automobile.

L'entrée en bourse d'Aston Martin marque ainsi le passage à une nouvelle dimension : celle d'une entreprise cotée, scrutée par les investisseurs, qui devra concilier l'exigence financière avec l'âme artisanale et sportive qui fait, depuis l'origine, toute la singularité de la marque.

2010's
Vantage MkII — vue de dessus
Vantage MkII
2018
Puissance
665 ch
0–100 km/h
3.5 s
Vitesse max
325 km/h
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DBX — vue de dessus
DBX
2019
Puissance
542 ch
0–100 km/h
4.5 s
Vitesse max
291 km/h
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2020
2020 · Société

L’arrivée de Lawrence Stroll

L'arrivée de Lawrence Stroll a redéfini l'avenir d'Aston Martin. Début 2020, alors que la marque traverse de sérieuses difficultés financières, le consortium Yew Tree mené par le milliardaire canadien investit massivement et en prend la présidence exécutive. C'est le début d'un profond recentrage stratégique.

L'arrivée de Lawrence Stroll : recentrage et Formule 1

Sous son impulsion, Aston Martin recapitalise, resserre sa gamme et soigne sa désirabilité plutôt que les volumes. Surtout, Stroll réengage le nom de la marque en Formule 1 : l'écurie Aston Martin Aramco fait son retour en championnat du monde, vitrine technologique et marketing de premier plan.

L'arrivée de Lawrence Stroll illustre une nouvelle façon de sauver Aston Martin : non plus seulement par l'argent, mais par une stratégie de marque assumée, où le sport automobile de haut niveau et le positionnement luxe servent une même ambition. Les défis financiers restent réels, mais la trajectoire est clairement repositionnée.

2021 · Compétition

Le retour en Formule 1

Le retour en Formule 1 d'Aston Martin est l'un des paris les plus visibles de son ère moderne. En 2021, pour la première fois depuis 1960, la marque réengage son nom dans la discipline reine du sport automobile, en transformant une écurie existante du plateau en équipe Aston Martin.

Le retour en Formule 1 : une vitrine mondiale

Porté par Lawrence Stroll, ce retour vise autant la performance sportive que le rayonnement de la marque. La Formule 1 offre une exposition planétaire incomparable, idéale pour ancrer l'image d'Aston Martin auprès d'un public mondial et soutenir sa stratégie de montée en gamme.

Le retour en Formule 1 reste un projet de long terme : bâtir une équipe compétitive face à des rivaux historiques demande du temps et des investissements considérables. Mais le symbole est fort, et il relie l'Aston Martin d'aujourd'hui à son héritage de marque de course.

Au-delà des résultats, ce retour réinscrit durablement le nom d'Aston Martin dans l'imaginaire du sport automobile mondial, auprès d'une audience que peu de disciplines peuvent offrir.

2020's
Valkyrie — vue de dessus
Valkyrie
2021
Puissance
1139 ch
0–100 km/h
2.5 s
Vitesse max
402 km/h
Exemplaires
150
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Le nouveau blason
2022 · Logo

Le nouveau blason

Le nouveau blason d'Aston Martin est dévoilé au début des années 2020. Il s'agit du premier vrai redesign de l'emblème depuis une vingtaine d'années : les ailes sont simplifiées, le dessin épuré, pour un rendu plus net et mieux adapté aux écrans et aux usages numériques.

Le nouveau blason : des ailes plus pures

La logique reste celle qui guide la marque depuis toujours : faire évoluer sans renier. Les lignes superflues disparaissent, les proportions sont revues, mais l'esprit du blason ailé demeure intact. L'emblème gagne en modernité tout en conservant son aura de prestige et son immédiate reconnaissance.

Le nouveau blason accompagne le repositionnement haut de gamme d'Aston Martin et son retour en Formule 1. Il symbolise une marque qui regarde vers l'avenir tout en assumant un siècle d'héritage, fidèle à ce fil rouge graphique tendu depuis les premières ailes des années 1920.

En épurant ses ailes pour l'ère numérique, Aston Martin affirme que son emblème reste vivant : un siècle après les premières ailes, il continue d'évoluer sans jamais trahir son origine.

2020's
DB12 — vue de dessus
DB12
2023
Puissance
680 ch
0–100 km/h
3.6 s
Vitesse max
325 km/h
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Vanquish Mk3 — vue de dessus
Vanquish Mk3
2024
Puissance
835 ch
0–100 km/h
3.2 s
Vitesse max
345 km/h
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Valhalla — vue de dessus
Valhalla
2024
Puissance
1064 ch
0–100 km/h
2.5 s
Vitesse max
350 km/h
Exemplaires
999
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2025 · Compétition

Le retour au sommet du Mans

Le retour au sommet du Mans est l'ambition la plus symbolique de l'Aston Martin contemporaine. Avec la Valkyrie, son hypercar née d'une philosophie de Formule 1, la marque vise à revenir disputer la catégorie reine des 24 Heures du Mans, celle qui se bat pour la victoire absolue.

Le retour au sommet du Mans avec la Valkyrie

Engager une voiture dans la catégorie supérieure de l'endurance moderne, c'est renouer avec l'esprit de 1959, lorsque la DBR1 triompha dans la Sarthe. C'est aussi un défi colossal : la concurrence des grands constructeurs y est féroce, et la réussite ne se mesurera que sur la durée, course après course.

Le retour au sommet du Mans reste donc un projet ambitieux dont l'issue appartient à l'avenir. Mais il dit beaucoup de l'Aston Martin d'aujourd'hui : une marque qui, fidèle à son ADN, veut de nouveau se mesurer aux meilleurs sur la plus exigeante des scènes.