DB5 Convertible : le cabriolet 1963, 123 exemplaires dont 12 Vantage, vaut plus qu’un coupé DB5. Châssis, lancement, moteurs et carrosserie.
DB5 Convertible : voici pourquoi le cabriolet 1963, produit à seulement 123 exemplaires entre 1963 et 1965, s’est forgé une identité plus rare et plus chère que le coupé. Nous examinons les quatre décisions structurantes — calendrier de lancement, architecture, motorisations spécifiques et exécution de carrosserie — et leur impact sur la cote actuelle. Les chiffres-clés proviennent des communications officielles d’Aston Martin et de sources reconnues comme l’Aston Martin Heritage Trust, Wikipedia et le spécialiste Nicholas Mee.
Pourquoi Newport Pagnell a attendu six mois avant de proposer le cabriolet
Les sources officielles confirment que la DB5 Convertible est entrée en production en 1963 et qu’elle a été fabriquée jusqu’en 1965, parallèlement au coupé. En tout, Aston Martin recense 123 cabriolets sur la période, à comparer aux 887 coupés (chiffre officiel), quand l’Aston Martin Heritage Trust, via son registrar Tim Cottingham cité par Nicholas Mee, évoque 899 coupés. Le cabriolet a donc suivi le coupé, mais les documents accessibles ne détaillent pas un délai précisément calibré à six mois.
Ce décalage initial, même non quantifié par les sources, a renforcé la rareté du DB5 Convertible. L’usine de Newport Pagnell a priorisé le cœur de gamme — le coupé — avant d’ouvrir la voie au cabriolet. Cet enchaînement se reflète aujourd’hui dans la perception du marché : un modèle lancé après le fer de lance, en volumes naturellement plus faibles, concentre l’intérêt des collectionneurs.
Le contexte de la dénomination confirme la chronologie. La mention “Volante” n’apparaît qu’en 1965, alors que le cabriolet DB5 est produit depuis 1963, selon Wikipedia. Autrement dit, le DB5 Convertible a vécu l’essentiel de sa carrière sans l’appellation devenue iconique, ce qui en dit long sur son statut de variante à part, façonnée par les réalités de production plus que par le marketing.
Un châssis renforcé et ce que cela a coûté en comportement dynamique
Le passage d’un toit fixe à une carrosserie ouverte implique généralement des adaptations structurelles. Les sources listées ici ne détaillent cependant ni la nature ni l’ampleur de tels renforts spécifiques au DB5 Convertible. Il est donc prudent de s’en tenir aux effets tangibles établis par les chiffres de production : 123 unités, soit un sous-ensemble rarissime par rapport au coupé, quelle que soit l’estimation retenue pour celui-ci (887 selon Aston Martin, 899 selon l’Aston Martin Heritage Trust).
Ce que l’on peut affirmer, c’est que la rareté découle d’un arbitrage industriel clair à Newport Pagnell entre 1963 et 1965. En termes d’image, cette hiérarchie des priorités a fait du DB5 Convertible une pièce moins courante, recherchée précisément parce qu’elle ne court pas les routes. Le comportement routier reste celui d’une DB5 à mécanique commune, avec deux variantes de puissance documentées plus loin ; le raffinement perçu et l’ouverture à ciel ouvert complètent la proposition sans que les sources n’en quantifient l’incidence dynamique.
Ce cadre factuel suffit à comprendre un point essentiel du positionnement du DB5 Convertible : sa valeur tient autant à la sélection en amont — peu d’exemplaires — qu’à l’exécution, plutôt qu’à un quelconque avantage mesurable sur route dont nous n’avons pas d’éléments sourcés.

Les 12 exemplaires Vantage : une motorisation que la documentation officielle sous-estime
La dispersion des puissances constitue le principal marqueur technique du DB5 Convertible que l’on puisse documenter ici. Selon Nicholas Mee, la DB5 standard reçoit le 4,0 litres à triple carburateurs SU pour 282 bhp, quand la Vantage passe à 314 bhp grâce aux triples Weber. Wikipedia précise qu’il n’existe que 12 DB5 Convertible Vantage d’origine — l’exception dans l’exception.
Ce double niveau de puissance éclaire la cote. La majorité des 123 cabriolets restent sur la spécification de 282 bhp, déjà solide. Mais la frange Vantage, limitée à 12 unités, s’installe mécaniquement tout en haut de l’échelle. Là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes : la combinaison “cabriolet + Vantage” condense agrément et rareté, deux leviers puissants sur le marché des Aston d’époque.
Il faut ajouter un détail qui compte pour les collectionneurs : à l’origine, 19 DB5 Convertible sur 123 étaient en conduite à gauche, toujours selon Wikipedia. Dans un monde dominé par les demandes d’exportation vers des marchés LHD, cette granularité influe, elle aussi, sur la désirabilité de chaque exemplaire, particulièrement lorsqu’elle croise la motorisation Vantage.
La carrosserie Touring Superleggera : ce que le mot ‘Convertible’ cachait à l’époque
Le DB5 appartient à une lignée dont l’esthétique et l’exécution de carrosserie ont largement façonné l’aura de la marque. Les documents listés dans nos sources ne détaillent pas, pour le cabriolet, la mention spécifique à Touring Superleggera. En conséquence, nous n’avançons ici aucun élément non sourcé sur la structure de carrosserie du DB5 Convertible.
Ce que le mot “Convertible” recouvre avec certitude, c’est une variation de carrosserie sur base DB5, officialisée par Aston Martin, produite entre 1963 et 1965, et distincte dans ses volumes du coupé. La nomenclature “Volante” n’apparaissant qu’en 1965, il est exact de dire que ce cabriolet 1963–1965 s’est imposé d’abord par les faits — la fabrication en petites séries — plus que par une appellation commercialement travaillée.
Cette sobriété nominale a un effet inattendu aujourd’hui : pour les puristes, la simple étiquette “DB5 Convertible” suffit à évoquer une période de Newport Pagnell où chaque décision industrielle pesait sur la postérité du modèle. C’est précisément ce qui nourrit le récit de cette variante.

Cote et marché actuel : ce que 123 voitures font à un prix en 2025
Le marché ne s’y trompe pas. Nicholas Mee situe la cote d’un DB5 Convertible standard au-delà d’un million de livres sterling, et jusqu’à 1,5 million pour un exemplaire Vantage. Ces ordres de grandeur reflètent la combinaison rareté-provenance-spécification : 123 unités au total, 12 Vantage, et une fraction en conduite à gauche (19 à l’origine).
La divergence sur les volumes de coupés (887 selon Aston Martin, 899 selon l’Aston Martin Heritage Trust) a peu d’effet sur la dynamique de prix du cabriolet, car l’écart s’exprime surtout entre “saloons” et “convertibles”. Les communications officielles d’Aston Martin rappellent d’ailleurs le caractère restreint de la série initiale — “a mere 887 DB5 saloons, 123 convertibles and 12 bespoke coach-built shooting brakes” — cadrant clairement le positionnement du cabriolet dans l’histoire du modèle.
Pour replacer ce cabriolet dans la lignée, notre dossier sur la DB5 et ses spécifications détaillées et notre focus sur l’histoire de la DB5 et ses évolutions offrent des points de repère utiles. Et si la question de la succession vous intéresse, le chapitre suivant vous amènera naturellement vers la DB6 et sa déclinaison Volante, née lorsque l’appellation est entrée dans le vocabulaire de la marque.
Conclusion — DB5 Convertible, la rareté fabriquée par des choix mesurés
Le DB5 Convertible tient sa prime de rareté d’un enchaînement de décisions simples et vérifiables : un lancement calé après le coupé (sans calendrier officiel détaillé), une production contenue à 123 exemplaires entre 1963 et 1965, 12 unités seulement en Vantage à 314 bhp selon Nicholas Mee, et 19 voitures d’origine en conduite à gauche d’après Wikipedia. Le marché valorise précisément ces paramètres, au-delà du nom — la dénomination Volante n’apparaissant qu’en 1965.
À l’heure d’évaluer ou d’acheter, l’amateur retient donc l’essentiel : des volumes resserrés, des variantes mécaniques bien identifiées et une chronologie limpide. C’est assez pour expliquer pourquoi un DB5 Convertible standard dépasse le million de livres selon Nicholas Mee, et pourquoi un Vantage tutoie 1,5 million. En somme, plus qu’un “coupé décapoté”, une pièce façonnée par Newport Pagnell pour être rare — et qui, six décennies plus tard, l’est restée.
Sources utiles — À lire chez Aston Martin : le dossier DB5 à 60 ans et le communiqué récapitulatif. Voir aussi la page Wikipedia consacrée à l’Aston Martin DB5 pour les chiffres Vantage et la chronologie de l’appellation.


