DBS Ultimate, le chant du cygne du DBS V12 en 2012 : série surtout cosmétique, environ 100 autos, à ne pas confondre avec la 770 Ultimate de 2023. Guide et cote.
DBS Ultimate, c’est l’adieu millimétré du DBS V12 en 2012 : une série surtout cosmétique et très limitée, souvent confondue avec la récente 770 Ultimate. Voici, en six clés, de quoi démêler les deux « ultimes », comprendre pourquoi l’Aston s’est effacée cette année-là, ce que l’édition apportait vraiment, et situer sa rareté comme sa cote parmi les collectors.
DBS Ultimate ou DBS 770 Ultimate : deux adieux à ne pas confondre
Première mise au point : la DBS Ultimate de 2012 et la DBS 770 Ultimate de 2023 ne sont pas la même voiture. La première clôt le cycle du DBS V12 atmosphérique 5,9 litres lancé en 2007 ; la seconde signe le run-out du DBS Superleggera moderne, équipé d’un V12 5,2 litres biturbo. Selon astonmartins.com, l’édition 2012 correspond aux 100 derniers exemplaires produits en juin-juillet 2012, tandis que la 770 Ultimate 2023 a été fabriquée à 300 coupés et 199 Volante.
La confusion vient du surnom « Ultimate » repris à dix ans d’écart, mais le contenu diffère profondément. En 2012, l’édition est essentiellement esthétique sur une base mécanique inchangée. En 2023, la 770 Ultimate est une évolution technique de fin de série, dérivée du DBS Superleggera, à ne pas confondre avec le DBS de 2007-2012. Pour replacer le contexte de succession, la DBS de première génération laisse d’ailleurs la place à la seconde génération de Vanquish dès 2012, quand la 770 Ultimate referme le chapitre Superleggera.
Enfin, la production totale du DBS « première époque » est estimée à environ 3 400 exemplaires (2 534 coupés et 845 Volante) selon Nicholas Mee, bien distincte des volumes de la lignée Superleggera. Cette précision aide à lire correctement les annonces et les catalogues, où « Ultimate » peut masquer deux réalités très différentes.
Pourquoi le DBS V12 a tiré sa révérence en 2012
Le DBS V12 (2007-2012) est bâti sur la plateforme modulaire VH, dérivée de la DB9 et inspirée par la DBR9 de course. Plus bas de 25 mm et plus large de 40 mm que la DB9 (sources : en.aston-martin-club.com ; astonmartins.com), il impose dès son lancement une posture plus radicale. Après cinq ans de carrière, l’arrivée de la Vanquish de deuxième génération en 2012 rebat les cartes stylistiques et techniques, justifiant l’arrêt du modèle.
Commercialement, le cycle produit de l’Aston atteignait sa maturité, et la marque préparait l’étape suivante. L’édition DBS Ultimate intervient alors comme un « dernier tour de piste » très encadré, concentré sur l’allure et la rareté, sans évolution mécanique. Cette stratégie de fin de série, classique chez Aston Martin, valorise les ultimes exemplaires et marque la transition vers la remplaçante.
La Volante avait été introduite au Salon de Genève en mars 2009, avec des livraisons au troisième trimestre 2009 et un poids à vide aux environs de 1 810 kg (source : Wikipedia EN). En 2012, avec la gamme en recomposition, la marque orchestre la sortie du coupé et du cabriolet sur un dernier lot à l’habillage spécifique : la DBS Ultimate.

Ce que la finition Ultimate ajoutait vraiment (et ce qu’elle ne changeait pas)
Selon Supercars.net, Exotic Car Hacks et Nicholas Mee, la DBS Ultimate est une finition principalement cosmétique. Elle se reconnaît à un pack d’éléments carbone et d’accents sombres : becquet de coffre et diffuseur en fibre de carbone, coques de rétroviseurs en carbone, calandre noircie, feux arrière fumés, sorties d’échappement traitées Zircotec et badges spécifiques avec plaque numérotée. Les étriers pouvaient être peints en jaune, noir ou rouge.
Le nuancier retenu resserre l’identité visuelle : Carbon Black II, Quantum Silver et Silver Fox. À l’intérieur, l’ambiance suit la même logique de sobriété sportive, avec des marquages « DBS Ultimate ». L’objectif est clair : signer l’ultime lot par une esthétique immédiatement identifiable sans toucher aux organes majeurs.
Côté technique, les sources concordent : la mécanique reste identique à celle du DBS standard de fin de production. Pas d’augmentation de puissance, pas de châssis retravaillé spécifique à l’édition ; l’attrait réside dans la combinaison de la spécification finale et de la rareté.
Le V12 5,9 litres et les freins carbone-céramique de série
Le cœur du modèle, commun à l’édition 2012, est le V12 5,9 litres atmosphérique (commercialisé comme 6,0 litres) assemblé à la main à Cologne. D’après Nicholas Mee, Exotic Car Hacks et astonmartins.com, il développe 510 ch (517 PS) à 6 500 tr/min et 569 Nm à 5 750 tr/min. Une source isolée (Supercars.net) évoque 572 ch à partir de 2011, une valeur non confirmée par les guides spécialisés, qui ne mentionnent qu’une seule spécification mécanique.
Les performances annoncées tournent autour de 4,2 à 4,3 s sur le 0-60 mph et une vitesse de pointe de 191 mph (307 km/h) (Nicholas Mee ; Exotic Car Hacks ; auto-data.net). De quoi replacer la voiture parmi les GT les plus rapides de son époque, avec un caractère d’aspiration libre au timbre très distinctif.
Le coupé inaugure deux premières pour une Aston de route : des freins carbone-céramique de série (398 mm à six pistons à l’avant, 360 mm à quatre pistons à l’arrière) et des jantes de 20 pouces (sources : astonmartins.com ; Nicholas Mee). Ces composants, déjà présents sur le DBS standard, sont reconduits à l’identique sur la DBS Ultimate, clef de voûte de son agrément de conduite et de son endurance au freinage.

Combien d’exemplaires, à quel prix, et quelle cote aujourd’hui
Sur le volume, les sources varient légèrement. Astonmartins.com indique qu’il s’agit des 100 derniers DBS produits (juin-juillet 2012). Exotic Car Hacks parle d’une édition limitée à 100 exemplaires dans le monde, disponible en coupé et Volante, avec boîte manuelle ou Touchtronic 2. Le consensus : l’ordre de grandeur est autour de 100 unités, ce qui situe la série parmi les plus rares des DBS de route.
Pour le prix neuf, Exotic Car Hacks cite un tarif autour de 280 576 $ US pour le coupé 2012, à manier avec prudence et sans le présenter comme certain. La réalité de marché variait selon les spécifications (boîte, carrosserie) et les zones géographiques. Ce chiffre donne toutefois un repère sur le positionnement haut de gamme de l’édition d’adieu.
Côté cote actuelle, la rareté, l’état, l’historique et la configuration (couleur, type de boîte, coupé ou Volante) pèsent fortement. Les marchands spécialistes comme Nicholas Mee rappellent le faible volume global du modèle (environ 3 400 exemplaires) et la désirabilité des spécifications tardives. L’édition numérotée ajoute une prime de collection par rapport à un DBS standard, d’autant plus si la configuration correspond au triptyque de teintes officielles et aux détails d’origine conservés.
Pour bien lire une annonce, vérifiez la correspondance des éléments spécifiques (badges, plaques, finitions carbone, traitements d’échappement et teintes) avec la documentation d’époque, et distinguez sans ambiguïté une DBS Ultimate 2012 d’une DBS Superleggera 2019-2023, y compris sa 770 Ultimate. Cette vigilance évite les confusions coûteuses et protège la valeur patrimoniale du modèle.
Conclusion — DBS Ultimate, le chant du cygne qui mérite d’être identifié
La DBS Ultimate de 2012 condense l’essence du DBS V12 : une GT issue de la plateforme VH, plus basse et plus large que la DB9, portée par un 5,9 litres atmosphérique de 510 ch et par des freins carbone-céramique de série. L’édition d’adieu se distingue par un habillage spécifique et une production circonscrite à environ 100 exemplaires, sans évolution mécanique.
À l’heure des confusions avec la 770 Ultimate de 2023, retenir ces points-clés permet d’acheter, collectionner ou simplement admirer en connaissance de cause. Pour approfondir le contexte historique et technique, consultez la fiche Aston Martin DBS 2007 et le guide spécialiste de Nicholas Mee, sans oublier la synthèse dédiée à l’édition sur astonmartins.com. Enfin, suivez la lignée en découvrant la remplaçante directe, la Vanquish Mk2, et les modèles connexes comme la DB9 et la DBS Superleggera pour situer précisément cette série finale dans l’héritage Aston Martin.


