Culture

DBS V12 2007 : guide d’achat en 5 points pour collection

22 août 2026 La Rédaction AstonLegacy 8 min de lecture

DBS V12, variantes, éditions limitées et conseils de contrôle après 80 000 km : notre guide précis pour choisir un exemplaire 2007-2012 avec discernement.


DBS V12 ou comment conjuguer grand tourisme et discernement : voici un guide très concret pour orienter un achat 2007-2012, des variantes à privilégier aux séries limitées, en passant par les points de contrôle après un fort kilométrage. Sans surenchère, mais avec ce qu’il faut de précision et de sources, pour aider un collectionneur à sélectionner le bon exemplaire — et comprendre pourquoi certains méritent une prime.

DBS 2007 : comment il remplace le Vanquish S et ce que la plateforme VH change vraiment

Le passage de témoin est net : selon Wikipedia, le DBS a pris en 2007 la place de voiture phare de la gamme, succédant au Vanquish S assemblé à Newport Pagnell. La présentation officielle intervient le 16 août 2007 au Pebble Beach Concours d’Elegance, ponctuant une transition symbolique entre deux ères de la marque. Le style aiguise la silhouette du DB9, mais l’intention est clairement plus sportive, sans perdre la bienséance du grand tourisme.

Derrière la carrosserie, la structure suit la logique VH (Vertical/Horizontal) déjà éprouvée sur le DB9. Nicholas Mee rappelle que le DBS est une évolution de cette plateforme, gage d’une base technique modernisée et rationalisée. En clair : les atouts de rigidité et d’industrialisation de la VH, avec un réglage de châssis et de groupe motopropulseur orienté vers davantage d’engagement. Le résultat, c’est ce mélange d’élégance et de précision que recherchent les amateurs d’Aston.

Le site officiel d’Aston Martin classe aujourd’hui le modèle au chapitre des “past models”, confirmant sa place dans la lignée contemporaine de Gaydon. Le positionnement au-dessus du DB9, en héritier du Vanquish S, donne à la DBS V12 un rôle de vitrine technique et d’incarnation du style maison à la fin des années 2000.

Le 5,9 litres AM08 V12 510 ch : les points de vigilance mécanique après 80 000 km

Le cœur de la DBS V12, c’est l’AM08 : un V12 60° de 5,9 litres développé à 517 PS (510 ch) à 6 500 tr/min, d’après Wikipedia. La boîte manuelle à 6 rapports fournie par Graziano est de série au lancement ; l’automatique Touchtronic 2 signée ZF arrive dès 2008. Avec cette dernière, le poids annoncé atteint 1 765 kg, toujours selon Wikipedia. Des faits qui cadrent l’usage routier et l’endurance attendue de la grand tourisme.

Au-delà de 80 000 km, un collectionneur averti vérifie d’abord la cohérence de l’historique d’entretien et des remplacements courants, point par point. Sans spéculer, rappelons une évidence utile : un V12 atmosphérique et une transmission sportive, qu’elle soit manuelle ou automatique, réclament une maintenance suivie, factures à l’appui. Sur une DBS V12, cette traçabilité est un puissant révélateur de l’attention portée par les propriétaires précédents.

Les sources disponibles ici ne détaillent pas des faiblesses récurrentes spécifiques au modèle. La bonne pratique consiste donc à faire inspecter le moteur AM08, la boîte (Graziano ou ZF selon l’exemplaire) et les organes périphériques par un spécialiste Aston Martin, en complément d’un essai prolongé. L’objectif reste simple : confirmer la santé mécanique dans les conditions réelles d’usage et valider la précision des engagements de vitesses ou de la gestion automatique.

Dernier point : le choix de boîte influe sur la perception dynamique et la masse annoncée. Un acheteur à la recherche d’une DBS V12 particulièrement impliquante privilégiera souvent la configuration manuelle, quand un conducteur orienté voyage long cours pourra préférer la Touchtronic 2 pour son agrément. Deux philosophies, un même V12 : à ce niveau, l’état et la mise au point priment.

DBS V12

Coupé, Volante et boîte manuelle : pourquoi le différentiel de valeur est plus large qu’il n’y paraît

Sur le marché, les écarts s’expliquent par la rareté relative et l’appétence des collectionneurs. Selon Nicholas Mee, une Volante équipée de la boîte manuelle est la configuration la plus désirable, avec une prime estimée à environ 10 % sur un coupé équivalent. Cette préférence reflète l’alliance, peu fréquente à l’époque, d’un cabriolet Grand Tourer et d’une commande mécanique — une combinaison rare chez Aston au milieu des années 2000.

Le coupé conserve toutefois les faveurs des puristes du dessin et d’un usage plus régulier, d’autant que la DBS V12 hérite de la plateforme VH du DB9, appréciée pour son équilibre. Les deux carrosseries répondent à des cahiers des charges distincts. L’acheteur arbitrera donc entre l’engagement de la manuelle, la polyvalence tranquille de l’automatique, la pureté du toit fixe ou le charme d’une Volante.

Ce différentiel de valeur peut s’amplifier si l’on ajoute un faible kilométrage, un historique limpide et une configuration intérieure sobre mais recherchée. Autrement dit, la prime n’est pas qu’une affaire de carrosserie et de boîte : elle additionne un faisceau de critères, dans lequel chaque détail fait (un peu) la différence quand on parle de DBS V12.

Éditions limitées UB-2010, Carbon Black et Dragon 88 : les 3 séries qui méritent une prime

Les séries spéciales constituent le terrain favori des collectionneurs. L’UB-2010, d’après Wikipedia, est limitée à 20 coupés et 20 Volante. La Dragon 88 Volante, présentée à Pékin en 2012 et limitée à 88 exemplaires, est elle aussi mentionnée par Wikipedia. Ces volumes restreints nourrissent une rareté intrinsèque, que le marché traduit généralement par une valorisation supérieure à une DBS V12 de série.

La Carbon Black figure souvent dans les conversations d’amateurs, mais nos faits disponibles ici ne détaillent ni sa présentation ni sa production. Faute de données chiffrées recoupées, contentons-nous de rappeler une règle d’or : sur une série “de collection”, l’authenticité des spécifications d’origine et la présence des éléments distinctifs (couleurs, placages, finitions dédiées) doivent être documentées par le dossier de l’auto. C’est ce qui sous-tend une prime légitime.

UB-2010 ou Dragon 88, le point commun reste la traçabilité. Un dossier de factures et d’entretiens, appuyé de documents officiels, conforte la valeur. Le site d’Aston Martin consacré aux DBS et DBS Volante et l’article dédié de Nicholas Mee sur la DBS 2007–2012 constituent de bons points de départ pour vérifier une configuration.

En pratique, une DBS V12 série limitée bien conservée, dans une teinte séduisante, avec un faible nombre de propriétaires et un historique carré, cocherait la plupart des cases pour justifier une prime. C’est sobre, mais efficace.

DBS V12

Ce que Casino Royale a fait à la cote et comment distinguer un exemplaire en couleur rare

L’image compte. Dans Casino Royale (2006), des prototypes basés sur le DB9 tiennent le rôle à l’écran, la production de la DBS V12 étant antérieure à sa sortie officielle, rappelle Wikipedia. Le célèbre tonneau — record Guinness avec sept tonneaux, selon Nicholas Mee — a figé dans l’imaginaire collectif la silhouette acérée du futur porte-étendard.

Effet de halo oblige, l’ensemble de la lignée en a profité. Pour autant, la cote d’un exemplaire donné reste affaire de spécification et de qualité, plus que de cinéma. Sur ce point, Nicholas Mee note que certaines couleurs rares — Toro Red, Midnight Blue, Chiltern Green — peuvent commander une prime de 5 à 10 %. Une nuance qui aide à départager deux DBS V12 identiques par ailleurs.

Repérer une teinte désirable ne suffit pas : assurez-vous qu’elle correspond bien à la commande d’origine. Les plaques, carnets et archives de configuration vous y aideront. Notre dossier consacré à la DBS 2007 comme nos pages dédiées aux aînées et cousines techniques — Vanquish Mk1 et DB9 — offrent le contexte nécessaire pour mieux lire une annonce et situer une spécification.

En somme, l’onde de choc 007 existe, mais elle ne dispense jamais de la rigueur : provenance, options, état, historique et cohérence des teintes restent les arbitres d’une valeur durable pour une DBS V12.

Conclusion — choisir sa DBS V12 en connaissance de cause

Remplaçante déclarée du Vanquish S et évolution assumée de la plateforme VH du DB9, la DBS V12 s’achète avec méthode. Fiche technique claire (AM08 5,9 litres à 510 ch, manuelle Graziano de série, ZF Touchtronic 2 dès 2008, poids de 1 765 kg en automatique selon Wikipedia), sérénité d’usage et traçabilité complète : ce trio doit guider la sélection.

Côté valeur, une Volante manuelle se paye en général 10 % de plus qu’un coupé comparable, d’après Nicholas Mee. Les teintes rares peuvent ajouter 5 à 10 % supplémentaires. Les séries limitées UB-2010 (20 coupés, 20 Volante) et Dragon 88 Volante (88 exemplaires), toutes deux référencées par Wikipedia, méritent une attention prioritaire ; la Carbon Black requiert, elle, une vérification documentaire pointue au cas par cas.

Pour aller plus loin, recoupez les informations du dossier Wikipedia dédié au DBS 2007 avec la page officielle des DBS et DBS Volante. Avec ces repères, vous achèterez votre DBS V12 avec ce mélange d’élégance et de sang-froid qui sied à une Aston.

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