Anecdotes

Vanquish Zagato 2016 : 5 chiffres pour la série quadruple

27 septembre 2026 La Rédaction AstonLegacy 6 min de lecture

Vanquish Zagato en 5 chiffres clairs : genèse 2016-2019, séries limitées à 99, design spécifique, V12 600 ch et l’épilogue Shooting Brake. À lire.


Vanquish Zagato est une série pas tout à fait comme les autres chez Aston Martin : quatre carrosseries, un même esprit, et des chiffres qui racontent l’essentiel. Voici, en cinq données clés, comment la collection née en 2016 s’est constituée autour du V12 600 ch, entre la carrosserie façonnée en Italie et l’assemblage final à Gaydon. On résume la chronologie, la logique industrielle, les différences visibles et la place du Shooting Brake, sans enjoliver ce que les sources n’attestent pas.

Octobre 2016, Villa d’Este : une présentation qui annonce quatre carrosseries, pas une

À la Villa d’Este 2016, c’est le Vanquish Zagato Coupé qui est dévoilé en premier, en mai 2016, selon Wikipedia. La suite n’est pas immédiate : le Volante est présenté à Pebble Beach 2016, puis le Speedster et le Shooting Brake arrivent en 2017. Autrement dit, la série dite « quadruple » s’est constituée en plusieurs temps, non pas lors d’un seul lever de rideau.

Ce rythme par étapes clarifie deux points. D’abord, Zagato fabrique les carrosseries en fibre de carbone en Italie, tandis que Gaydon intègre ces habillages au châssis de la Vanquish S qui sert de base. Ensuite, chaque apparition fixe le caractère de la variante concernée, tout en gardant la cohérence stylistique de l’ensemble.

Au fil de ces présentations, le propos technique reste constant. Les quatre carrosseries reposent sur le même socle mécanique et le même niveau de puissance. L’attention se porte donc sur le geste de carrosserie, signature de la collaboration anglo-italienne, et sur l’articulation commerciale d’une série limitée pensée comme un ensemble.

99 Coupé, 99 Volante, 99 Speedster, 99 Shooting Brake : la logique des séries Vanquish Zagato et leur prix

La règle du jeu est nette : 99 exemplaires par carrosserie, selon Wikipedia. Cette limitation uniforme instaure une rareté à la fois totale (396 voitures) et granulaire (99 par silhouette). Dans l’univers Aston Martin x Zagato, cette cadence courte fait écho à des collaborations antérieures déjà limitées, tout en laissant une base industrielle rationnelle.

Côté tarif, la presse spécialisée évoquait en 2016 un prix de départ autour de 650 000 dollars pour le Coupé (Car and Driver). Ce signal de marché situe clairement la série au-dessus de la Vanquish S routière en termes de positionnement. La logique est celle d’un carrossier qui magnifie un modèle existant par une exécution coachbuilt, assumant le surcoût de matériaux et d’outillage spécifiques.

La valeur se joue aussi dans la trajectoire industrielle : carbone façonné à Milan chez Zagato, intégration à Gaydon. Cette double implantation symbolique, Italie pour la peau, Angleterre pour l’âme mécanique, nourrit l’attrait de collection. Pour les amateurs de la lignée, la cohérence des volumes (99/99/99/99) organise une collection complète, sans dilution.

Vanquish Zagato

La silhouette Zagato 2016 face au Vanquish S standard : les 7 différences visibles

Officiellement, trois signatures stylistiques distinguent clairement la carrosserie Zagato de la Vanquish S standard, selon Wikipedia : le toit à double-bulle typique de Zagato, le capot en carbone avec prise d’air centrale, et des feux arrière pleine largeur. Ces éléments suffisent à installer une allure spécifique, à la fois plus sculpturale et plus graphique.

Peut-on en lister « sept » ? Les sources accessibles et retenues ici n’en valident que trois de façon sûre. Le travail éditorial consiste donc à privilégier la certitude sur la surenchère. Ces trois différences, attestées, dessinent l’identité de la voiture : ligne de toit singulière, capot technique, signature lumineuse continue.

Le reste relève de la cohérence d’ensemble : le traitement en fibre de carbone des panneaux façonne des arêtes plus tendues et des volumes plus nets, sans nécessiter d’énumérer des détails non sourcés. La leçon, ici, tient en une phrase : la carrosserie Zagato réécrit la posture visuelle de la Vanquish S sans en travestir la nature.

Le moteur 6,0 litres V12 600 ch : ce que la collaboration n’a pas modifié

La base mécanique est celle de la Vanquish S : un V12 atmosphérique de 5,9 litres (souvent dit 6,0 L) délivrant 600 ch, selon Wikipedia. C’est le socle commun aux quatre carrosseries, qui concentre la transformation du côté de l’habillage plutôt que du groupe motopropulseur.

Ce choix a deux vertus. D’abord, il garantit la cohérence dynamique de l’ensemble, avec une cartographie et une signature sonore déjà établies. Ensuite, il facilite l’industrialisation : moteur, transmissions et architecture générale restent maîtrisés à Gaydon, où la carrosserie est intégrée. La collaboration n’altère pas la mécanique qui fait la réputation de la Vanquish S.

Pour le collectionneur, c’est une forme de sécurité technique. La valeur ajoutée de la série se situe dans le design coachbuilt et la rareté, pas dans une mutation mécanique. En somme, la Vanquish Zagato est une Vanquish S habillée, assumée comme telle.

Vanquish Zagato

Shooting Brake de 2017 : pourquoi Zagato a choisi ce format pour clore la série

Le Shooting Brake est présenté en 2017, dernière des quatre silhouettes Vanquish Zagato révélées. Selon Wikipedia, il reprend la même base technique et la même limitation à 99 exemplaires, avec la carrosserie en carbone fabriquée par Zagato en Italie puis associée au châssis à Gaydon. C’est l’épilogue d’une séquence entamée en 2016.

Pourquoi ce format pour conclure ? Les sources consultées ne livrent pas de déclaration officielle sur l’intention. On peut simplement constater que ce shooting brake à deux portes apporte une quatrième lecture du même thème stylistique, après le Coupé, le Volante et le Speedster. Il boucle la grammaire de carrosseries « classiques » chère aux carrossiers européens.

En refermant la série sur ce registre, la collection garde son équilibre : un toit fixe, un cabriolet, une barquette et un break de chasse. Le geste Zagato traverse ces configurations sans renier la base Vanquish S ni la signature double-bulle désormais inscrite dans la silhouette.

Conclusion — Vanquish Zagato en cinq repères clairs

Au terme de cette monographie, Vanquish Zagato se lit en cinq points : chronologie (2016-2017 pour les révélations), séries limitées (99 par variante), carrosserie carbone façonnée par Zagato en Italie et intégrée à Gaydon, design distinctif (double-bulle, capot ventilé, feux arrière pleine largeur), et mécanique inchangée (V12 5,9 L/600 ch). Les prix annoncés autour de 650 000 dollars pour le Coupé, selon Car and Driver, replacent la série à son niveau.

Pour aller plus loin, on replacera cette quadrilogie face à la Vanquish Mk2 routière et ses évolutions, mais aussi dans la continuité des tandems anglo-italiens : des années DB aux projets récents. À ce titre, nos dossiers sur la DB7 Zagato et ses 99 exemplaires et sur le DBS GT Zagato au sein des packs DBZ offrent des points de comparaison utiles.

Sources utiles : la synthèse de Wikipedia sur la Vanquish Zagato et ses variantes, la page des modèles Aston Martin passés pour le contexte de gamme, ainsi que la référence de Car and Driver au sujet du prix de lancement. À l’heure de classer cette série, les faits comptent plus que les hyperboles : ici, ils suffisent.

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