DBS Superleggera : comparatif avec la DBS V12 2007, Aeroblade II, double diffuseur, capot carbone et ZF8. 180 kg d’appui et gains mesurés à l’usage.
DBS Superleggera ou DBS V12 de 2007 ? Ici, on se concentre sur l’aérodynamique et ses conséquences à l’usage. La DBS Superleggera inaugure, par rapport à l’ancienne DBS, une série de décisions techniques majeures : Aeroblade II, double diffuseur, capot en fibre de carbone, étagement mécanique optimisé. Objectif : comprendre, point par point, ce que ces choix changent pour un acheteur sur le marché de l’occasion.
De la DBS V12 à la DBS Superleggera : ce que le passage au biturbo a changé dans les contraintes aéro
La DBS Superleggera, dévoilée en juin 2018 et produite jusqu’en 2024, succède au Vanquish de deuxième génération et s’appuie sur la plateforme de la DB11 V12. Elle adopte un 5,2 litres biturbo de 715 ch et 900 Nm, un ensemble qui place d’emblée la barre très haut en termes de gestion des flux d’air et de stabilité à grande vitesse. Ces données sont établies par Aston Martin pour le modèle de série, et cadrent l’enjeu aérodynamique : canaliser davantage d’énergie et d’échauffement, tout en assurant un appui clair et mesurable.
Le passage au biturbo impose des besoins d’admission et de refroidissement plus marqués que sur un V12 atmosphérique antérieur. La réponse de Gaydon a consisté à intégrer des solutions aérodynamiques « structurelles » plutôt que d’ajouter de l’appendice. Résultat : une silhouette restée élégante, mais un flux d’air travaillé dans la masse, du nez au diffuseur. Selon la page dédiée du constructeur, l’approche reprend l’architecture DB11, mais affine l’efficacité globale pour une vocation plus radicale.
Dans ce contexte, la DBS Superleggera ne se contente pas d’un coefficient aérodynamique soigné : elle revendique un appui total chiffré, fruit d’un système conjugué Aeroblade II et double diffuseur. Selon les informations compilées par Wikipedia et les communiqués d’Aston Martin, cet appui atteint 180 kg, une valeur que le conducteur ressent concrètement au-delà des vitesses légales, mais qui sert aussi la constance d’assiette sur route rapide.
L’Aeroblade II : comment le C‑pillar génère de l’appui sans spoiler visible
L’Aeroblade II se présente comme une solution élégante à une question d’architecte : comment additionner de l’appui arrière sans briser la ligne. Le flux d’air est capté, canalisé puis réinjecté pour créer une charge sur la poupe, en exploitant la base de custode et le dessin du panneau arrière. L’approche, décrite par Aston Martin lors de la présentation de 2018, met l’accent sur la pureté visuelle et la fonctionnalité mesurée.
Par rapport à un aileron ou un spoiler saillant, l’intérêt est double : moins de traînée additionnelle et une intégration stylistique qui respecte la grammaire GT de la marque. L’Aeroblade II travaille surtout à vitesse élevée, lorsque la pression dynamique grimpe et que la stabilité devient un enjeu. Ce dispositif, combiné au diffuseur, participe à la signature : un appui « propre », généré par la carrosserie elle‑même.
Pour l’acheteur, c’est un point à vérifier en priorité : qualité d’assemblage aux jonctions de custode et propreté des conduits, éléments qui conditionnent l’efficacité réelle du système avec le temps. L’Aeroblade II n’est pas un gadget ; il fait partie du cœur de conception de la DBS Superleggera.

Le double diffuseur d’inspiration F1 : 180 kg d’appui total et ses implications sur la tenue de route
Le double diffuseur est l’autre pilier. Sa fonction : accélérer l’air sous la voiture pour créer une dépression et « plaquer » l’arrière au sol. Sur la DBS Superleggera, il agit en tandem avec l’Aeroblade II pour atteindre un total d’environ 180 kg d’appui, d’après les données réunies par Wikipedia et le communiqué officiel de lancement. Ce chiffre situe clairement la sportive dans une logique de stabilité à très haute vitesse, en ligne avec sa pointe annoncée de 340 km/h.
Concrètement, cet appui se traduit par une direction plus lisible dans les appuis rapides et une motricité mieux assise en sortie de courbe, lorsque les 900 Nm s’expriment. Il influe aussi sur l’endurance des freins et des pneus : un châssis qui respire mieux sous charge travaille plus proprement, donc plus régulièrement. La DBS Superleggera privilégie la cohérence du package plutôt que l’effet d’esbroufe.
Pour une utilisation routière, l’apport se mesure surtout par la sérénité en grandes courbes et la constance de trajectoire. En conditions de piste, il permet d’exploiter davantage le train arrière avant l’entrée en action des aides. La référence à une « inspiration F1 » renvoie ici à la philosophie de gestion des flux, sans prétendre transposer une solution de monoplace sur un GT 2+2 : nuance utile, mais l’effet est sensible au volant.
Le capot en fibre de carbone et la boîte ZF 8 vitesses : deux choix qui allègent et accélèrent
La DBS Superleggera fait un usage étendu de la fibre de carbone, contribuant à un poids annoncé de 1 693 kg. Le capot en composite participe à l’allègement de l’avant et à l’extraction thermique, avec un bénéfice direct sur la répartition des masses et la constance des performances. L’objectif n’est pas de battre des records sur la balance, mais de renforcer l’efficacité globale sans compromettre la qualité perçue.
Côté transmission, la ZF 8HP95, associée à un rapport de pont final raccourci (2,93:1 contre 2,70:1 sur la DB11), densifie la relance et l’accès au couple. L’étagement, plus serré, tire parti de la poussée du biturbo, d’où un 0‑100 km/h annoncé en 3,4 s. Les chiffres, rapportés par Wikipedia, confirment la vocation de « Super GT » : rapide, mais surtout disponible sur un large spectre d’allures.
À l’usage, cette boîte se marie avec l’appui généré par l’aéro : des changements de charge plus francs exigent une assiette stable, précisément ce que livrent Aeroblade II et diffuseur. Le trio capot carbone, ZF8 et appui mesuré dessine une expérience homogène, du bitume bosselé aux grandes courbes d’autoroute allemande.

Le bilan comparatif : DBS V12 2007 atmosphérique contre DBS Superleggera 2018 turbo pour un collectionneur
Face à la DBS Superleggera, la DBS V12 de 2007 incarne une autre époque et une autre philosophie mécanique. Ici, nous nous limitons à ce que documente la génération 2018 : un V12 5,2 biturbo de 715 ch, 900 Nm, une aéro intégrée (Aeroblade II + double diffuseur) apportant environ 180 kg d’appui, une masse contenue à 1 693 kg grâce à la fibre de carbone, une ZF 8HP95 et une vitesse de pointe de 340 km/h. Un faisceau d’arguments rationnels en matière d’efficacité.
Pour un acheteur averti, le choix se joue alors sur l’usage et la sensibilité. La DBS Superleggera propose une stabilité de haute vitesse supérieure, une motricité mieux tenue et une disponibilité mécanique accrue. Selon le verdict cinq étoiles d’Autocar au lancement, rapporté par Wikipedia, la réalisation convainc par son ensemble plus que par un seul chiffre.
Sur le marché de l’occasion, il convient d’examiner l’état des éléments clés : intégrité des conduits de l’Aeroblade II, alignements de carrosserie en carbone, état du diffuseur et historique de boîte ZF 8HP95. Ce sont eux qui portent la signature technique du modèle et justifient, en grande partie, l’écart de positionnement entre générations.
Enfin, le contexte de gamme compte. La DBS Superleggera s’inscrit dans la lignée des GT « Super » de la marque, succédant au Vanquish et affinant la base de la DB11 V12. Pour une perspective plus large sur la filiation, notre dossier sur la DBS 2007 aide à replacer les deux générations, tandis que l’actualité de la DB12 « Super Tourer » éclaire la stratégie récente.
Conclusion : pourquoi la DBS Superleggera change la donne aérodynamique
Au terme de ce comparatif, la DBS Superleggera s’impose par son approche aérodynamique intégrée : Aeroblade II, double diffuseur, capot en carbone et ZF8 forment un tout cohérent. Les 180 kg d’appui annoncés, étayés par les sources officielles et Wikipedia, se traduisent par une efficacité ressentie et une sérénité rare à grande vitesse. Pour qui hésite entre les deux générations, la DBS Superleggera apporte des réponses techniques claires, sans renier l’élégance maison : un choix qui parle autant à la raison qu’au cœur.
- À lire aussi : notre fiche détaillée de la DBS 2007 pour situer la lignée.
- Perspective collector : l’ultime DBS V12 et ses spécificités d’adieu.
- Actualité de gamme : la DB12 « S », évolution de la Super Tourer.
Sources utiles : synthèse chiffrée et historique de la DBS Superleggera ; présentation officielle d’Aston Martin en 2018 ; page Wikipédia en français pour repères complémentaires.


